En collaboration avec l’Agence métropolitaine de transport (AMT), le ministère des Transports du Québec a mis sur pied un projet qui autorise les autobus du Conseil intermunicipal de transport des Laurentides (CITL) à emprunter des accotements de l’autoroute 15 à Laval. Cette mesure vise à favoriser le transport collectif en permettant aux usagers d’éviter la congestion et d’arriver plus rapidement à destination. La Société de transport de Laval (STL) pourrait éventuellement se joindre au projet, mais elle doit d’abord revoir ses circuits.
L’utilisation des accotements par les chauffeurs du CITL – expressément formés pour le projet – constitue une mesure ponctuelle qui s’applique uniquement lorsqu’il y a de la congestion. D’ailleurs, à aucun endroit et dans aucun cas, les accotements de l’autoroute 15 ne deviennent une voie réservée.
Zone d'intervention
Le Ministère sollicite la collaboration des usagers de la route et les invite à faire preuve de courtoisie !
Compte tenu de la présence d’échangeurs et des débits de circulation élevés sur l’autoroute 15, des tronçons particuliers ont été ciblés. En direction sud, les autobus pourront circuler sur l’accotement de droite de trois tronçons, entre les boulevards Sainte-Rose et de la Concorde. En direction nord, quatre tronçons pourront être utilisés, entre le boulevard de la Concorde et le pont Gédéon-Ouimet.
Une nouvelle signalisation a été implantée afin d’indiquer aux chauffeurs du CITL le début et la fin des zones de circulation permises sur l’accotement.
Ces indications sont surtout destinées aux chauffeurs d’autobus, mais elles donnent aussi de l’information aux usagers de la route. Elles leur montrent les endroits où les autobus peuvent quitter la voie de droite pour circuler sur l’accotement ou, à l’inverse, réintégrer les voies de circulation.
Règles d'utilisation des accotements
Des règles de sécurité ont été élaborées pour les chauffeurs d’autobus :
l’accotement peut être emprunté uniquement s’il y a congestion ;
les chauffeurs d’autobus doivent maintenir une vitesse sécuritaire supérieure d’au plus 20 km/h à celle des usagers de la route. Par exemple, si la vitesse sur les voies de circulation est de 25 km/h, l’autobus devra rouler au maximum à une vitesse de 45 km/h. De plus, la vitesse maximale sur l’accotement est limitée à 50 km/h;
l’autobus doit réintégrer la voie de droite avant de croiser un échangeur;
l’utilisation de l’accotement n’est pas obligatoire. Les chauffeurs d’autobus peuvent demeurer dans les voies de circulation s’ils le jugent préférable.
Les taxis, les autobus non autorisés et covoitureurs ne sont pas autorisés à circuler sur l’accotement.
Les contrevenants
Un conducteur qui s’engage sur l’accotement pour éviter la congestion routière s’expose à une contravention minimale de 100 $.
Extrait du Code de la sécurité routière :
« 418. Le conducteur d'un véhicule routier ne peut circuler sur l'accotement, sauf en cas de nécessité ou à moins qu'une signalisation ne le prescrive. »
1986, c. 91, a. 418.
Fonctions premières d’un accotement
Il est important de rappeler qu’un accotement est d’abord une zone de refuge pour un véhicule en panne. Il peut également servir de zone tampon en cas de manœuvre d’évitement ou de perte de contrôle. Le Ministère insiste donc sur l’interdiction de circuler sur l’accotement, sauf en cas de nécessité. Par ailleurs, les autobus du CITL devront céder le passage à un véhicule d’urgence qui emprunterait un accotement.
Évaluation du projet pilote
Un comité de suivi évaluera l’efficacité et la fonctionnalité de l’utilisation des accotements.