Le Ministère a adopté une nouvelle méthode d'entretien de la végétation des abords autoroutiers consistant à éliminer la tonte d’emprise à emprise sauf dans les deux premiers mètres à partir de l’accotement. Cette approche existait déjà dans plusieurs pays européens et dans plusieurs États américains. En 1995, des contacts ont été établis avec les Pays-Bas et les États-Unis, et des missions d’étude en France et en Ontario ont été organisées afin d’évaluer les diverses approches de gestion mises au point à l’étranger et d’établir un réseau d’échange international.
Les missions d’étude ont permis au Ministère de se questionner sur ses manières d’entretenir les abords autoroutiers. À l’exemple de l’expérience française, un projet pilote a été mis en place dès 1998 dans trois types de milieux traversés par l’autoroute, soit:
un milieu forestier
un milieu agricole
un milieu périurbain
L’approche a été adaptée au contexte environnemental du Québec. Une évaluation scientifique de l’évolution de la flore et de la faune, incluant un suivi visuel de la transformation du paysage, a été réalisée afin de s’assurer que le projet répondait bien aux objectifs visés.
À la suite de la réalisation de ces projets pilotes et comme les résultats étaient concluants, l’approche a été appliquée graduellement dans d’autres secteurs et a été étendue à l’ensemble du réseau routier du Québec à l’été 2004.
En raison de cette nouvelle approche, le Ministère a mis en œuvre, dès 1998, un programme de communication afin d’informer les différents publics concernés des bienfaits de cette nouvelle méthode d'entretien. Des présentations ont été effectuées à différents partenaires (municipalités, agriculteurs, associations professionnelles du domaine de l’environnement, groupes d’employés du Ministère), un important travail de relations avec les médias a été réalisé (télévision, radio, presse écrite) et de nombreux articles ont été publiés dans différentes revues du monde municipal afin d’informer le public des bienfaits de cette nouvelle approche. De plus, des dépliants d’information ont été distribués au grand public.