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Québec 511.
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Le pétrole et ses dérivés constituent 96 % de l'énergie utilisée par les transports dans le monde. Plus de la moitié du pétrole extrait sert à alimenter le secteur des transports, et cette part ne cesse d'augmenter. Mais les réserves pétrolières ne sont pas infinies et les plus importantes se trouvent dans des pays dont la situation géopolitique est incertaine. Les avis sont partagés quant à la vitesse à laquelle le déclin des réserves pourrait s'amorcer et sur un éventuel déséquilibre entre l'offre et la demande. Cela pourrait occasionner une flambée des prix à la pompe d'ici quelques années ou quelques décennies, et contribuer à accroître notre dépendance économique à l'égard de l'étranger.

Heureusement, plusieurs carburants de remplacement existent déjà ou sont en cours de développement, tels que :

  • les biocarburants, fabriqués à partir de végétaux ou de déchets de végétaux
  • le gaz liquéfié
  • l'hydrogène
  • l'électricité produite par des piles à combustible
  • l'énergie solaire

Chacun présente des avantages et des inconvénients qui lui sont propres. Pour l'instant, il est difficile de déterminer lequel sera le plus avantageux. Pour choisir la meilleure solution, il faudra analyser l'ensemble des carburants de remplacement proposés, depuis leur fabrication jusqu'à leur utilisation finale, en passant par leur distribution et toutes les activités humaines qu'ils occasionnent. Cette analyse du cycle de vie (ACV ou écobilan, pour les spécialistes) doit notamment tenir compte de l'extraction des matières premières, de la production, de l'utilisation, de la maintenance, de la réutilisation, du recyclage, de l'élimination finale et de toutes les phases de transport nécessaires à chaque étape.

Des résultats probants

Pour l'instant, une infime proportion des véhicules circulant sur nos routes utilisent des carburants de remplacement. Pourtant, leurs avantages seront indéniables. Les véhicules hybrides, qui fonctionnent à la fois à l'électricité et à l'essence, permettent de diminuer considérablement la consommation de carburant fossile et les émissions de gaz à effet de serre (GES). La Toyota Prius Hybrid et la Honda Civic Hybrid ont été classées par le programme ÉnerGuide comme les véhicules légers les plus écoénergétiques pour l'année 2005. Ces voitures consommeraient moins de 5 litres de carburant par 100 kilomètres d'essence, alors que toutes les autres consomment entre 7 litres de carburant par 100 kilomètres et 19 litres de carburant par 100 kilomètres sur route.

Photographie du Biobus utilisant le biodieselLe cycle de vie du biodiesel a l'avantage de ne pas comporter d'étape de production, puisque ce biocarburant est obtenu à partir de résidus agroalimentaires. Le projet Biobus, mené à Montréal en 2003, a démontré que le biodiesel pouvait réduire notablement les émissions de GES d'un parc d'autobus, même dans un climat nordique. En utilisant un mélange de diesel et de biodiesel pour alimenter 155 autobus, le projet Biobus a permis de diminuer les émissions de GES de 1 300 tonnes en une année.

La part des carburants de remplacement pourrait s'accroître rapidement dans les prochaines années pour faire face aux pénuries de pétrole et diminuer les émissions de GES.