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En 2005, au Québec, les différents moyens de transports ont dégagé dans l'atmosphère près de 35 millions de tonnes équivalent de CO2 de gaz à effet de serre (GES) . C'est plus du tiers des émissions de GES totales du Québec, tous secteurs d'activité confondus. Le transport routier (voitures, camions et autobus) est à lui seul responsable de 80,0 % des émissions du secteur des transports et de 31,0 % des émissions totales de GES du Québec.

L'Inventaire des émissions de gaz à effet de serre au Québec présente le détail précis des émissions pour l'ensemble des secteurs d'activités.

Une préoccupation croissante
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De 1990 à 2005, les émissions de GES dues au transport ont augmenté de 24,8 % au Québec. L'essentiel de cette hausse provient du transport routier, dont les émissions de GES se sont accrues d'environ 6,95 millions de tonnes.

Les véhicules d'aujourd'hui sont beaucoup moins polluants que leurs ancêtres, grâce aux améliorations technologiques et à l'adoption de normes plus strictes sur certains polluants. Mais, plusieurs facteurs font en sorte que le transport constitue une cause majeure de pollution de plus en plus préoccupante :

  • Le nombre de véhicules sur les routes ne cesse d'augmenter. Au Québec, plus de 4,5 millions de voitures étaient en circulation en 2006, soit un million de plus qu'en 1996. De plus en plus de personnes considèrent qu'elles ont impérativement besoin d'une voiture, malgré les coûts et la pollution qu'elle occasionne si on la compare à d'autres moyens de transport.
  • En moyenne, les voitures et les camions parcourent chaque année une distance de plus en plus grande. Au Québec, de 1990 à 2005, le kilométrage parcouru a augmenté de 30 % pour les véhicules légers et de 45 % pour les camions lourds.
  • La consommation moyenne par véhicule ne baisse pas malgré les progrès technologiques. L'amélioration de l'efficacité énergétique des véhicules a été en bonne partie annulée par l'augmentation de la puissance, de la performance, du poids et des options.

Globalement, les émissions des camions légers à essence (camionnettes, véhicules utilitaires sportifs, fourgonnettes) ont fait un bond de 105 % depuis 1990, tandis que les émissions de GES des automobiles à essence (sous-compactes, compactes, intermédiaires et familiales) ont connu une baisse de 12 %. En combinant les automobiles et les camions légers, on en arrive à une hausse globale de 16 %. Les émissions des véhicules lourds à moteur diesel, quant à elles, ont connu une hausse de 95 % depuis 1990.

Réduire les émissions polluantes
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En brûlant des combustibles fossiles tels que l'essence ou le diesel, un véhicule rejette dans l'atmosphère une quantité de gaz à effet de serre proportionnelle à sa consommation en carburant. Une voiture, par exemple, émet chaque année en moyenne une quantité de gaz carbonique équivalente à trois fois son poids. Tous les véhicules génèrent aussi un grand nombre de substances polluantes ou nocives comme celles qui causent le smog.

La page sur les gaz d'échappement décrit les principaux polluants qui s'échappent d'une voiture.

Agir dès maintenant
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Au Québec, le transport routier contribue directement à l'écart grandissant entre les émissions de gaz à effet de serre réelles et les objectifs fixés par le Protocole de Kyoto. Cet écart continuera de s'accentuer si rien n'est fait.

En 2001, il aurait fallu réduire d'environ 20 % la consommation d'essence pour que la quantité de GES émise par les transports soit inférieure de 6 % au niveau de 1990. En 2010, c'est une réduction de 28 % de la consommation d'essence qu'il faudra obtenir pour atteindre cet objectif.

Les énergies fossiles ne sont ni éternelles, ni durables. Dans la page sur les carburants alternatifs, voyez les possibilités de remplacement qui permettraient de s'en passer et de diminuer ainsi largement les émissions de GES .

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