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Bien que le transport aérien soit de compétence fédérale, le gouvernement du Québec y joue un rôle d’importance en raison de ses enjeux pour le Québec. La Politique nationale de transport aérien, adoptée en novembre 2002, reconnaissait d’emblée la place stratégique du transport aérien dans le développement économique et social de toutes les régions. Au cours des années, le gouvernement du Québec s’est impliqué dans différents domaines du transport aérien.

Le ministère des Transports est propriétaire de 27 aéroports, dont la plupart sont situés dans des régions éloignées ou isolées, et de 7 héliports qui sont situés sur la Basse-Côte-Nord et dans le Bas-Saint-Laurent. Les aéroports des communautés isolées et éloignées jouent un rôle essentiel pour des raisons d’accessibilité aux services de la santé, d’éducation, de justice et d’administration du territoire. Plus de 10 millions de dollars sont consacrés annuellement à l’exploitation et à l’entretien de ces infrastructures.

De même, le gouvernement a apporté un soutien financier à des transporteurs, afin de les aider à traverser des difficultés conjoncturelles et de maintenir une desserte aérienne qui autrement aurait été abandonnée. D’autres appuis financiers sont également accordés, soit à des organismes de représentation et pour la réalisation d’études.

Sensible aux coûts des déplacements par avion que doivent défrayer les habitants des régions éloignées et isolées, le Ministère rembourse une partie du prix du billet d’avion pour ces résidents, selon les modalités du Programme de réduction des tarifs aériens. De plus, il accorde aux habitants du Nunavik une aide financière pour le transport des marchandises.

Au Québec, la desserte du territoire s’articule principalement autour du réseau d’Air Canada Jazz, complétée par des transporteurs locaux de troisième ou de quatrième niveau . D ans un contexte d’instabilité de l’industrie aérienne au Canada et de tarifs élevés, le gouvernement a conclu en 2003 une entente triennale avec Air Canada sur les services aériens régionaux, assurant ainsi le maintien des services offerts au Québec et une tarification réduite sur un nombre important de sièges. La fin de l’entente avec Air Canada en 2006 a amené le Ministère à procéder à des consultations et à mettre sur pied un comité de concertation, auquel ont participé des représentants régionaux, dans le but de trouver une solution globale au transport aérien régional.

Le Programme d’aide au transport aérien (PATA) et la bonification du Programme de réduction des tarifs aériens (RTA) découlent des recommandations du comité de concertation. En plus des résidents des régions isolées, ceux des régions éloignées sont désormais admissibles au Programme RTA. À noter que le montant alloué annuellement tient compte du facteur d’isolement de la région visée. Le PATA permet, quant à lui, d’assurer le maintien du réseau de dessertes régionales et de favoriser l’essor du transport aérien par le développement de nouvelles dessertes ou de nouveaux services, ainsi que par l’amélioration de la connaissance des marchés régionaux. L'entente avec Air Canada n’a pas été renouvelée sous sa forme actuelle, mais le gouvernement du Québec maintient sa relation d'affaires avec le transporteur afin de s'assurer que les citoyens continuent de recevoir une offre de service favorisant la stabilité et l'accessibilité du transport aérien régional au Québec. Un comité, mis en place par le Ministère et constitué de représentants régionaux, veille au suivi de la situation du transport aérien au Québec.

L’intervention du Ministère dans le domaine aérien est fortement tournée vers les régions en raison de son importance pour les communautés qui désirent maintenir des services de qualité à des prix raisonnables pour leurs citoyens. Malgré ces préoccupations, d’autres défis de taille à l’échelle internationale captent l’attention du gouvernement du Québec. La libéralisation du transport aérien, « Ouverture du ciel » entre le Canada et d’autres pays, et l‘appui apporté aux grandes organisations de l’aviation civile internationale à Montréal (OACI, IATA, SITA) ont des retombées sur l’ensemble de l’industrie du transport aérien et sur tout le Québec.

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